Bonsoir à tous nos lecteurs,

 

Qu’elle est bien loin l’époque où l’école du village recensait jusqu’à 90 enfants, répartis dans 3 classes.

Avant sa construction au début du 20 ° siècle, l’école se faisait dans deux maisons du bourg, la maison Arantzalia et la maison Etxartia, précisément dans les locaux ayant depuis logé la famille Gastealecuto-Martinez. L’école était divisée en 2 parties bien distinctes, avec leur accès spécifique : en effet, l’école des filles et celle des garçons, étaient séparées par un grand mur. Seul le local de la pompe, à cheval sur cette séparation, était commun et accessible par tous les élèves. Que d’arrosages mémorables avec des boîtes remplies d’eau, posées de manière instable sur les portes !!! Je pense que les lecteurs ayant fréquenté notre école s’en souviennent parfaitement.

La partie école enfantine n’a été construite qu’en 1931.

Le bûcher du préau dans lequel on stockait les bûches pour alimenter nos poêles n’existe plus. Plus de corvée d’approvisionnement ! On se souvient aussi de M. Cazauneau, époux de notre institutrice, qui, retraité de la gendarmerie, fendait les bûches à la hache sur le billot pour en faire des brindilles propices à faire promptement démarrer le feu.  Exit aussi le bac à feuilles mortes dans lequel nous nous faisions pousser.

Vous trouverez, ci-dessous, quelques photos, la plus ancienne datant de 1918 sur laquelle figure nos pères. Si nos lecteurs possèdent des photos prises entre 1920 et 1950, nous serions preneurs d’une copie numérique.

Depuis 1968, la taille des ménages n’a cessé de diminuer, passant de 4 à 2,3 membres en 2008, ce qui réduit le nombre d’enfants.

En 2009, la création d’un RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal a été créé avec St Jean Pied-de-Port, permettant certainement de sauver notre école.

Actuellement, 37 enfants venant de villages voisins, fréquentent les deux classes CP et CE1.

Toutes les classes ont été rénovées : le sol en plancher, remplacé par du carrelage ; le plafond très haut a été rabaissé constituant une isolation thermique et phonique ; elles sont équipées de tableaux numériques.

Depuis longtemps, le mur de séparation a été démoli et les classes sont mixtes. La cours de récréation spacieuse, au sol enrobé, clôture rehaussée et verrouillée côté rue, pour la sécurité.

L’accès aux deux appartements se réalise par l’arrière (ex jardin), où deux portes ont été créées.

Le jardin de l’école a disparu pour laisser place à un parking permettant aux parents de déposer leurs enfants.

 Dans une photo de groupe, notre fidèle lecteur « Ibaia » se reconnaitra aisément. Cette photo de groupe ne comprend pas les petits, nés en 1949 et après.

Plusieurs institutrices et instituteurs ont laissé des traces dans notre village : M. Jean EPHERRE-IRIART, né le 16/02/1856 à Bussunaritz, a été instituteur de 1880 à 1919. Une plaque à sa mémoire est scellée sous le porche de l’église, face à la stèle pour nos soldats.

M. Félix EYHERAMENDY père, puis son fils Albert que les plus âgés ont connu, laissant la surveillance de la classe à l’un des grands, le temps de faire un aller-retour à bicyclette jusqu’à la frontière d’Arnéguy. (Mme Servant, directrice, devenait folle !)

Puis M. Pierre ESCANDE, M. MAZOUAT, M. Martin LAPEYRE

Mlle Anne ESPRABENS (1887-1982), Mme Monique SERVANT (1907-1996), Mme CAZAUNEAU pour la classe des petits.

Là s’arrête la liste des enseignants, les suivants concernant nos enfants qui ne font pas partie de cet historique. Nous pouvons cependant les citer : Mlle Augusta CHALIES, Mme Kattin IRIBARNE, M. Sauveur HARAMBURU, Mme Marguerite IRIGOIN, Mme Claudine GACHEN, M. Jean-Pierre MAITIA.

Ces divers instituteurs ont déployé toute leur énergie pour inculquer à nos parents, puis à nous-mêmes, la meilleure formation. Ils ont aussi dû s’armer de patience pour ramener (pas toujours avec succès), vers les bancs de l’école, les spécimens plus enclins à suivre l’école buissonnière. Nous avons assisté à des poursuites de l’instituteur, courant derrière certains d’entre-eux, jusque sur la petite passerelle de Zalicarte, petit pont étroit où se tramait du chantage de l’élève envers l’instituteur « n’avancez pas, sinon je me jette à l’eau », menaçait l’écolier buissonnier.

 

Voilà chers lecteurs quelques souvenirs de plus que vous vous remémorerez.

Jean Baptiste 

 

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La classe de M. Félix EYHERAMENDY

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L'école vue de l'église

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Le bûcher au fond du préau a disparu

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Les classes sont bien identifiées au dessus des linteaux des portes d'entrée

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Une photo datant de 1955-56

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La classe des filles de Mme SERVANT

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La classe des garçons