Bonsoir à tous nos lecteurs.

Une ancienne élève, par ailleurs lectrice de notre blog, me fait remarquer que je n’ai pas suffisamment brossé le portrait de notre institutrice, Mme SERVANT qui aura fait toute sa carrière d’enseignante à Ispoure. Elle refusa toute autre affectation qui lui aurait apporté une promotion, pour rester auprès de sa vieille maman.

Sa manière d’enseigner fut particulière, mêlant autorité et sévérité. Utilisant même sa grosse bague  pour cogner les cuirs chevelus des filles, une manière sans aucun doute de leur faire rentrer les consignes dans leur tête. Cette méthode n’aura cependant pas traumatisé ces anciennes élèves, qui reconnaîtront plus tard, le bénéfice de cette instruction peu catholique, mais efficace. A tel point que le curé de l’époque, l’abbé Jean JASSE, virulent opposant de l’école de la république, vint la féliciter pour avoir réussi à apprendre à lire et écrire à l’une des filles du catéchisme, avouant avoir renoncé à lui faire apprendre les messages chrétiens. C’est dire si cette anecdote était à souligner !

Lors des obsèques de Mme Servant, une ancienne élève Mayie GASTELLOU-GOYENECHE, prononça son éloge funèbre, durant lequel elle prononça à peu près ceci : « Madame Servant, nous n’avons pas toujours compris votre sévérité, mais aujourd’hui, nous vous en remercions ».

Enfin, Monique Servant était la fille de Faustin Bentaberry, célèbre musicien et professeur des danses basques, décédé en 1936.

Elle mit à profit le vivier de jeunes de l’école pour leur enseigner les danses basque.

Cette facette de Mme Servant, fera l’objet d’un prochain article.

 

Bonne soirée

 

Jean-Baptiste

 

Monique Servant en 1979

Madame SERVANT en 1979