Ce moment était particulièrement attendu. Il s' agissait de fêter le 45 ème anniversaire de la création du groupe folklorique d'Ispoure, dénommé Izpurako Libertimendia, et surtout de compter sur la clémence de
la météo qui conditionne fortement la réussite de cette fête.
Après les répétitions d'hiver, la fabrication ou les retouches des costumes, c'était donc ce samedi 23 mai 2026, veille de Pentecôte, qui fut retenu pour cette célébration.
Organisation millimétrée avec à 9 heures la prise photo de groupe et autres photos des anciens confiée à madame Ariane Duplaceau, photographe à Garazi; puis défilé dans la rue du bourg, Ibai-Ondoa et Ehpad Luro en musique. Bravo aux 7 musiciens présents dont nos deux fidèles Ispouriens Marie Errecart au txixtu et David Arriola au saxophone.
L'Ehpad Luro avait regroupé ses pensionnaires sous le porche d'entrée, à l'ombre, pour leur permettre de profiter à leur manière de la fête qui débutait.
Pendant l' exécution de quelques danses, on percevait le son des grandes volées des cloches d'Ispoure, qui tel un berger, appelait pour rassembler ses brebis dispersées.
Elles vinrent certes avec retard mais elles vinrent, tout comme notre organiste qui, s'étant trompée dans ses partitions du jour, est repartie les chercher.
Peio GOITY profita de cet intermède pour retracer l'historique de ce groupe et souligner que ce dernier n'était pas un simple groupe folklorique mais une véritable famille qui se construit depuis 45 ans tout en maintenant les valeurs telles que le maintien du patrimoine local, les traditions populaires et aussi la solidarité intergénérationnelle.
Il ajouta qu'Ispoure fut toujours réputé pour ses danseurs et ses musiciens célèbres : Faustin Bentaberry, Michel Etchebarne et Dominique Germain tous trois voisins dans la rue du bourg, y faisant danser les hommes.
Initiés par madame Servant, fille de Faustin, quelques danseurs prirent la décision d'apprendre aux autres et ainsi perpétuer ces danses. Voilà donc la naissance d'Izpurako Libertimendia.
Le témoignage de Peio fut salué par une salve d'applaudissements.
Le prêtre officiant, Beñat Amestoy enchaîna la cérémonie religieuse accompagnée par notre organiste revenue avec ses partitions had-oc.
La messe fut bien chantée, la prière universelle consacrée aux amis disparus, après quoi la cavalcade se rendit en musique au fronton pour interpréter plusieurs danses.
Le repas annoncé à partir de 13h30 se trouva quelque peu décalé, déjà par le retard pris lors du défilé et danses, puis par le quartier libre accordé aux danseurs pour quitter leurs tenues de danses, et prendre une douche bienfaitrice avant de revenir pour l'apéritif convivial précédant tous repas au pays basque. Voilà vous avez là tous les ingrédients du retard à passer à table. Durant cette attente, il était possible d'admirer des photos anciennes du groupe et retrouver avec émotion, des visages disparus
Le repas, excellent et copieux était servi par l'équipe de Paskal traiteur. La musique un peu forte à notre goût, assurée par un groupe de jeunes, avant la mise en place vers 18 heures, des musiciens bien connus d'Adartza.
La soirée s'est poursuivie pour les plus téméraires par des sandwichs ..
Une bien belle journée placée sous la protection de saint Laurent notre patron paroissial.
Déjà certains pensent au cinquantenaire de ce groupe, mais n'allons pas trop vite en besogne, c'est à la fois proche et lointain selon l'âge de chaque lecteur et leur projection dans l'avenir
Nous apprenions dimanche soir, le décès survenu en Ehpad de madame Marie-Pierre AMESTOY qui résidait au lotissement de l'Arradoy .
Madame Amestoy était née le 31 août 1953 à Bussunaritz,.dans le foyer de Pascaline et Beñat Amestoy. La famille s'envolera pour les USA (Pascaline la maman était née à Elko dans le Nevada), et travaillera en Californie, notamment à San Francisco.
Après quelques années, elle revient au pays et s'installe à Anglet où la maman décédera. Retour aux sources à Bussunaritz pour le père, la fille et le fils. Une maison est à vendre à Ispoure. Ils l'achètent, s'installent dans notre commune et baptisent leur nouvelle maison "San Francisco".
C'est là que décèderont le fils puis le père. Depuis Marie-Pierre se retrouvera seule dans cette maison, avec de gros problèmes de santé qui l'ont contraint à rejoindre la maison de retraite.
Ses obsèques ont eu lieu ce matin 2 juin 2026 à 10h30 dans notre église d'Ispoure, dans laquelle on ne comptait qu'une poignée bien timide de personnes.
Nous présentons à sa famille nos sincères condoléances.
Clara, notre secrétaire ne chome pas. Au delà de son travail administratif et comptable, il y a aussi l'Etat-Civil à gérer, notamment les décès qui se suivent en ce début d'année à un rythme soutenu. Nous en sommes au 10 ème décès enregistré.
Le dernier en date survenu hier dimanche 17 mai à l'EHPAD LURO concerne madame Marie-Bernadette LURO communément appelée Maddy.
Maddy était née le 4 mai 1932 dans le village de Lecumberry dans le foyer de Jean-Pierre Etchelecu et Gracianne Etchemendy. Ce couple après avoir travaillé dans la capitale, avait acheté le terrain à Ispoure pour y faire construire leur maison et en jouir à leur retraite.
A leur tour, Maddy et son époux Bernard Luro reviendront occuper cette villa.
Bernard est décédé le 5/9/2012 et Maddy a poursuivi seule avec les visites régulières de ses trois fils Dominique, Philippe et Jean François.
Elle aura fréquenté régulièrement avec Beñat le club Izpurako Gehienak pour taper le carton avec ses amis fanas de mus. C'est le mercredi lors de ces rassemblements hebdomadaires qu'elle avait eu la surprise de se voir fêter ses 90 printemps.
Dominique son fils ne pouvant provisoirement s'occuper de sa maman, elle avait rejoint l'Ehpad Luro, ce qui ne l'empêchait pas de rejoindre le club, accompagnée en fauteuil roulant par une amie.
Agée de 94 ans, une santé devenue fragile, et c'est la triste nouvelle que nous annonçons ici.
Madame LURO repose à la chambre funéraire de Garazi où vous pourrez lui rendre un dernier hommage.
Ses obsèques seront célébrées en l église d'Ispoure le jeudi 21 mai 2026 à 15 heures.
Nous adressons à ses fils et leur famille respective, nos plus amicales et sincères condoléances.
Jean-Baptiste.
Maddy qui tient dans ses bras, son arrière petite fille Elaia
La messe unitaire ce 8 mai 2026 avait lieu en l 'église d 'Ispoure. Rappelons que cette cérémonie du souvenir a lieu par roulement entre les clochers de Saint jean Pied de Port, Uhart-Cize et Ispoure.
Cette messe a commencé avec un peu de retard, les délégations officielles de Garazi et Uhart ayant été bloquées par le défilé imposant, mais oh combien magnifique de la Dantzari ttiki.
La cérémonie était menée par le père Amestoy qui a mis l'accent sur une paix retrouvée et durable dans le monde. C'est hélas loin d'être le cas sur les différents conflits dans le monde.
Une cinquantaine de personnes dans notre église et toujours pas d'enfant pour assurer la reprise du flambeau du souvenir.
En fin de cérémonie chaque délégation se rendait dans sa commune...
Quant à nous Ispouriens, nous nous rassemblons sous le porche qui abrite notre stèle du souvenir.
Cette année, c'était notre nouvelle première magistrate, Cécile Senderain qui officiait pour les lectures, l'appel des morts pour la France, le chant de notre hymne national et l'invitation à rejoindre la mairie pour le traditionnel vin d'honneur.
Le message de madame Catherine Vautrin, Ministre des Armées est reproduit ci-dessous.
Jean-Baptiste
La messe est en cours
Les porte-drapeaux quittent l'autel; la messe est terminée
Mme Cécile Senderain s'apprête à débuter l'hommage aux morts devant la stèle dédiée
Voici ci dessous, le message de Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées.
Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l'Allemagne.
Le 8 mai 1945, enfin, après des années d'épreuves, d'horreurs et de combats, l'Europe était libérée de l'emprise totalitaire et génocidaire nazie.
Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France,
« la seule France, [celle] qui se bat » et ne se rend pas.
Ne l'oublions jamais : avant d'être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d'abord une défaite de l'esprit.
Marc Bloch — historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944 — avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient « estimé très tôt naturel d'être battus ».
Ceux qui continuèrent de croire à la France n'étaient pas des surhommes.
Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l'île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d'être déporté à Buchenwald.
Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder.
Cette résolution était d'abord celle de résister au déni du droit et de la justice.
« Dès le 3 septembre 1939 », rappelle le général de Gaulle, « nous avons tiré l'épée, seuls avec l'Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne. »
À Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazzaville, où l'Ordre de la Libération est créé, se poursuivit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l'humanité.
Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l'amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine.
Souvenons-nous des sous-mariniers duCasabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse.
Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd'hui notre puissance navale avec le porte-avionsFrance Libre.
Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l'aube du 6 juin 1944.
Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d'Afrique, d'Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu'à Berlin.
De Lattre qui, face à ce qu'il appelait « les puissances multiples du mensonge », dira : « nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »
Rappelons-nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l'idéal européen qu'elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit.
Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d'esclaves.
Aujourd'hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s'avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.
Transmettre cette force morale, la première arme d'un peuple qui sut, au bord de l'abîme, se redresser.
Un peuple, le nôtre, que « ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n'ont pu détourner de son éternelle vocation ».(Charles de Gaulle, discours devant l’Assemblée nationale, 15 mai 1945).